Merci a tous ceux qui ont suivi mes peripeties...

Malheureusement, ayant appris une mauvaise nouvelle, je n'ai pas de jolies choses a dire pour terminer.

Alors je vais simplement vous parler de moi et de ce que je ressents en ce moment. Ne pensez pas que je suis megalo... Je me dis simplement qu'ayant lu regulierement mes aventures, quelque part vous vous souciez de moi... et qu'il est temps que vous en sachiez un peu plus... Je vous dois bien ca.

Ne pensez pas que que je suis une eternelle deluree, qui alterne sourires et sautes d'humeur. Passionnee, peut etre oui, mais la passion peut faire des ravages... je corrigerais par impulsive apres reflexion... Une impulsivite qui me mene parfois trop loin... a regretter mes paroles ou mes gestes.

Je ne suis malheureusement pas toujours aussi vivante et j'ai meme tendance a me croire plutot morte a l'interieur. Je souffre du malheur des autres, de l'injustice, de la misere autour de moi mais je souffre aussi de mes propres demons (la plupart d'entre vous les connaissent). Alors je me trouve des occupations pour ne pas trop penser. Quand je m'arrete, l'idee de mort vient me hanter. Peur de ma propre mort mais aussi parfois, sentiment de culpabilite pour celle des autres. Sensibilite, fragilite... bien sur toutes ces choses la, je ne vous les montre pas... question de fierte surement... Alors, je m'occupe... seulement parfois ca me vaut d'etre plutot mal accompagnee que seule ou de me retrouver a travailler durement a y laisser ma sante. Apres deux operations de l'uterus je me suis dis qu'il fallait que je fasse quelquechose.

Il fallait donc que je parte. Faire le menage de tout ca, ce fut le but de ce trip. Seulement, pas facile avec le copain dans les parages ;-) NE PENSEZ PAS QUE JE REGRETTE !!! Nullement ! Juste pour dire, que l'on s'occupe a vadrouiller tout le temps et que meme dans les instants les plus calmes, on se doit de ne pas se laisser aller.

Cela m'a fait un peu de bien de me retrouver seule en Australie. Tout simplement pour vivre a mon rythme et me prouver que j'etais capable d'etre seule, moi qui ai si peur de la solitude. Maintenant, a dire vrai, je n'ai pas reussi a m'affronter. J'ai continue a meubler mon emploi du temps histoire de ne pas penser.

Ma rencontre avec Peter Garrett ne fut pas a la hauteur de mes attentes. Ce fut plus exitant de chercher a le voir que de le voir vraiment finalement. La raison en est simple... apres discussion avec un psychologue, il s'avere que j'ai une peur bleue de la mort (ca je le savais deja) et tout aboutissement est quelque part une fin. Du coup, beaucoup de mes travaux restent inacheves... et cela reste mon principal probleme. Pire, parfois je ne me lance meme pas dans ma nouvelle idee qui pourtant semble plein de potentiel. J'ai quelques projets pour mon retour, notamment un scenario dont j'ai soumis l'idee a un ancien journaliste (qui en ecrit lui aussi ) qui m'a dit de foncer... Je ne sais pas...

Bref, vous allez surement me retrouver plus paumee qu'avant !