Pas besoin d'en dire plus... ou plus tard ;-)

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Plus tard...

Voici, pour les plus impatients, le loooong recit de mes aventures...

Comme je vous l'ai raconte precedemment, le temps etant maussade, je n'ai pas pu partir en excursion et me suis retrouvee debout super tot, a fouiner sur le web a propos du grand Peter. J'ai donc recupere 2 adresses (une que j'avais deja, et celle de son parti). J'en ai profite pour faire une fiche myspace, au cas ou il viendrait voir mon profil, vu que je lui ai envoye un mail via l'interface. Pour info, dans le champ "Qui j'aimerais rencontrer", je me suis empressee d'inscrire : "Peter Gabriel, Peter Garrett et Peter Pan" :-)

Ensuite jusque 13.30 environ, j'ai redige une lettre manuscrite (corrigee par ma voisine de lit) en 4 exemplaires, histoire de les deposer aux differentes adresses. Alors la j'anticipe ceux qui ont envie de me demander "pourquoi 4 ?" Et bien, tout betement parce que j'avais en ma possession seulement 5 feuilles blanches - dont une a servi pour le brouillon. Je pense que dans la foulee, j'en aurais redige plus si j'avais pu ! Comment ca je suis une maniaque !!! ;-) Le pire c'est que j'aurais trouve des justifications a ces tonnes d'exemplaires et que j'aurais ete capable de les distribuer a l'entree d'un batiment stategique pour mettre plus de chance a mes cotes ahaahha.

Crampes aux doigts (avec les ordi, on n'est plus habitue a ce genre d'exercice...), je me dirige vers le Parlement, portant nouveau sac et chaussant nouvelles chaussures, achetees pour l'occas. Alors la je sens venir mes lectrices : "dans de telles occasions, ne jamais porter des chaussures neuves sans les avoir un peu usees avant", et pour cause, elles sont un peu trop petites et frottent mes talons...

J'arrive au Parlement. Ah oui, je ne vous ai pas dit pourquoi j'y retourne. Je cherche a obtenir des enveloppes a en-tete officiel histoire que ma lettre ai plus de chance
1. d'etre ouverte
2. sans passer par une secretaire, car je compte y ajouter le terme CONFIDENTIAL.
Au passage je repense a celle qui a refuse mon interview et me dis que ca doit etre une grosse bonne femme bien laide... Allez savoir pourquoi dans ces situations on a besoin de se figurer des choses comme ca!    

Mes potes de la secu me reconnaissent, et arborent un grand sourire a ma venue. Salutations express et je file a l'accueil. DAMNED ! le gentil gars de la veille, n'est pas a son poste, il sera de retour dans une heure. Je range sa business carte dans ma poche et m'adresse a son remplacant, un gars assez sec, avec qui j'arriverais a rien.

En attendant MON receptionniste ;-), qui d'ailleurs s'appelle Peter ! je file discuter avec les gars de la secu. J'explique la situation. Quelque part, j'ai l'impression qu'ils pourraient m'aider (un acces au stock d'enveloppes ???). L'un me conseille de me rendre directement au siege du parti ou j'obtiendrais des enveloppes confidentielles. Honte a moi, a cet instant je me dis : comment il peut savoir lui ?! Mais je suis impatiente donc je verifie mes papelards pour trouver l'adresse. Mais laquelle est la bonne ? Retour a la reception, attitude du genre bon tu peux rien faire pour moi au moins designe moi la bonne adresse ! Il croit que c'est celle la... Ok

A nouveau dans le vestibule des agents de secu, je sors mon plan, et demande ou se situe la rue Philip. De bonne volonte, mais n'en sachant pas plus que moi, l'un parcours ma carte de long en large et j'avoue que ca m'exaspere un peu... La situation se debloque ainsi :
- " Demandez a la reception..."
- " Oh non il est pas cool le gars..."
- " Bon je vais y aller pour vous"

Youpieeeeeeeeeee. Le gars revient en gardant son doigt sur la carte histoire de ne pas perdre le repere. Et le voici parti dans des indications compliquees sur deux chemins possibles, descendre toute cette rue, contourner le rond point, remonter... Bref... il suffisait de traverser la rue pour acceder a la parallele, et tourner a droite. La rue etait a 2 minutes de marche !!!

J'arrive devant LE batiment, du genre classe, tout le monde sappe en costard. Moi je ne suis pas coiffee ;-). A la reception, j'explique mon dilemne : remettre une lettre a Mr Garrett, dans une enveloppe speciale... Je lui fait meme lire ma lettre, histoire de le toucher, en rajoutant un air de gentille fille timide. Le voila qui me lance : "Vous voulez la lui remettre en mains propres ?" Ca m'a coupe la chique, j'ai begaye... bah ca travaillait dans ma tete. Ca veut dire qu'IL est la !!! Pas eu le temps de sortir quelque chose de comprehensible que le gars etait deja au telephone en train de se renseigner. Malheureusement Mr Garrett est mega busy, ca sera pas possible. Il me promet de lui remettre en mains propres.

Je ne peux pas en rester la, il est trop proche ! Je demande si le hall d'entree est le seul point d'acces au batiment. Oui. Dans ce cas, il va bien devoir y passer pour sortir ! Je vais attendre en bas. Yes, mais parfois il peut sortir a 22h ou encore aller directement au parking... Ce qui voudrait dire que dans ce cas, ma seule chance est de l'apercevoir a travers la vitre de son vehicule...

Il est 15h, potentiellement 7h d'attente devant moi. J'ai poireaute 7h debout pour les autographes de Rammstein, alors la, assise... ! Je quitte le batiment, en me demandant si je ne devrais pas revenir a l'hotel (a 35min de marche aller) histoire de recuperer ma camera. Oh non ! Il fait super chaud, mes talons a vifs saignent. Je vais juste aller chercher des pansements, de quoi lire et je retourne a mon poste (finalement sans lecture... je me tate a demander le journal aux gens qui passent mais ce serait une action trop bizarre...)

Et la, 10 minutes se passent et, qui qui sort ???? Peeeepeeepepepeter ! Accompagne de deux loustics qui ont l'air ridicules a cote de ses presque 2metres ;-), ils filent a toute allure. Je leur cours derriere, sans regarder la route que je traverse et l'interpelle. Pas le temps de reflechir a mes propos il faut faire vite, il est tres presse.
- "Peter, I come from France to have a meeting with you..."
- "Pas le temps, voit ca avec mon secretaire", designant le gras du bide limite ridicule, qui file avec lui.

Je reste coite, les regardant s'eloigner. Ca retenti dans ma tete : demander a son secretaire... mais il file lui aussi devant mon nez. Je verse quelques larmes. Trop d'emotion, trop de tensions.

Mais vla que mon cerveau se remet en marche. Je decide de les suivre, mais a une bonne distance pour ne pas etre vue. Je termine ma filature au pied d'un batiment ou apparamment se tient la raison de son empressement, un meeting. J'interroge les entrants. Ca se termine dans une heure. Ok j'attends sa sortie. A ce moment la, j'avoue ne pas savoir qu'est ce que je vais bien pouvoir faire ou dire apres avoir ete ecartee une premiere fois. Il me semble avoir simplement pense lui demander de poser avec moi en depit de pouvoir l'interviewer.

Je fais les cent pas sur le pallier, jette des coups d'oeils a l'interieur parfois. Je ne me rends pas compte qu'une personne de l'interieur apercoit mon manege. Je me decide a aller plus loin m'asseoir quand une femme se presente a moi et me demande si je cherche quelque chose. Je reponds que j'attends la sortie de PG car je suis journaliste francaise.
- " Vous voulez entrer dans la salle ?", me repond elle d'un air tout simple,
- " C'est que je croyais que c'etait interdit au public..."
- " Qui vous a dit ca !"
- " Personne, mais j'ai vu deux personnes prendre les noms des invites et cocher leur venue sur une liste... j'ai pense..."
- " Venez avec moi, et inscrivez votre nom sur la liste"

Et la voici qui m'accompagne et m'ouvre la porte sur une salle ou sont installees une 60aine de personnes. Je me fait toute discrete en allant m'installer. Faut dire que dans ces situations c'est toujours pareil : la seule place libre est au milieu de la foule et tu dois deranger les gens deja installes pour t'asseoir ;-) Au passage je suis passee devant l'attache de presse qui m'a reconnu, j'en suis sure.

Le presentateur termine son intro, et Peter, au premier rang, se leve, rejoint le pupitre et deballe son speech. Je ne pipe pas un seul mot mais c'est terrible. Tellement passionnee que je m'accroche, suis attentive a fond, je sourie et hoche la tete des que je discerne un mot. Parfois ridicule genre Japon... ahahahahah Mais bon tout ne dure qu'un temps, au bout de 20 minutes j'en ai marre. Je prends des photos mais elles sont floues. Zoom pas assez puissant. Par contre je ne manque pas de changer les proprietes afin de prendre en format le plus grand possible. Le con d'attache de presse refuse ma demande d'approche afin de prendre un meilleur cliche. 

Arrive la session questions. AAAAAAAAAAH si j'etais bilingue... et enfin, le moment ou tout le monde se leve pour partir. Reste quelques irreductibles comme a l'ecole les leche-c... qui vont voir le professeur pour echanger avec lui. J'attends, derriere la troupe que je vois defiler devant lui. Il m'a reconnu j'en suis persuadee (en meme temps une grande perche qui vous cours apres une heure auparavant...). Avant derniere personne, je le sent fuyant, pres a partir. Aurait-il eu peur de moi ? Il exquisse un geste de depart et je fonce.
- " Pardon, je voudrais juste vous serrer la main et poser avec vous "

Il s'execute et file de suite apres. Pas un mot. FIN

Je repars, en souriant tout le long du chemin de retour, Midnight Oil dans mon i-pod. J'aime la sensation de "reconnaitre sa voix". J'ai envie de pleurer en meme temps car faut que je decompresse. Je me dis qu'il pourra associer un visage a l'expediteur de la lettre qu'il a du recevoir juste avant de sortir du bureau et qu'il ouvrira plus tard surement.

Maintenant, je ressents un petit vide. J'ai besoin d'autre chose. Un autre defi ? Non je ne crois pas. Mais il y a un espace occupe depuis mes 14/15 ans qui est vide a present. Et qui aime le vide ? Je rejoints la reflexion qui mene a dire que terminer une oeuvre c'est quelque part se tuer un peu